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Ce petit fruit à coque ne perd pas une seconde pour se glisser dans nos assiettes. Du sucré au salé, en passant par l’en-cas et l’apéritif, l’amande bio antioxydant naturel puissant nous régale depuis des décénies.

Bienfaits

L’amande est une excellente source en vitamine E, elle constitue un bon antioxydant. Ce fruit à coque favorise la lutte contre les maladies cardiovasculaires puisqu’il possède une quantité importante de fibre et d’acides gras insaturés. Une poignée d’amande douce consommée permet de diminuer le stress oxydatif provoqué par exemple par les substances présentent dans la fumée de tabac.
Valeurs nutritionnelles
pour 100 g
Protides 20 g
Glucides 17 g
Lipides 54 g
Calories 634 kcal
Il peut également aider à réduire le taux de cholestérol surtout lorsqu’il est sous forme d’huile. Celle-ci est l’une des meilleures huiles pour la santé, elle est très riche en Oméga-3.

L’amande est également gorgée de minéraux alcalins qui permettent de fortifier les os. Elle possède une forte teneur en protéines quasiment aussi élevée que celle de la viande, elle est donc un aliment de choix pour les repas végétariens.

Amande bio antioxydante

Amande bio antioxydante

L’amande est un aliment bien adapté pour l’effort physique, grâce aux fibres qu’elle contient, elle enraye vite la sensation de faim et fournie une grande quantité d’énergie.
Il faut tout de même être vigilant, puisque comme tout fruit écale et oléagineux, elle peut être allergisante ; cependant, elle ne contient pas de gluten.

On utilise aussi l’amande pour notre bien être autrement que dans la nutrition. Son noyau contient une huile riche, utilisée dans les cosmétiques, aux vertus adoucissante, hydratante, cicatrisante et anti-inflammatoire pour la peau.

Conservation

La conservation de l’amande dépend de si elle est fraîche ou sèche. Lorsqu’elle est fraîche, elle est éphémère, il faut donc la consommer rapidement car elle sèche vite. Il faut dans cas la conserver dans un endroit sec et au frais. Pour des amandes sèches on les place dans un pot hermétique que l’on range dans un endroit frais, sec et sans lumière. On peut aussi les mettre au réfrigérateur. Ainsi on peut les conserver plus longtemps, entre 5 à 6 mois ; il faut tout de même se méfier qu’elles ne rancissent pas.

Dégustation

Tout d’abord il faut distinguer l’amande douce de l’amande amère. Cette dernière est toxique si on la consomme en grande quantité. Elle contient de l’acide cyanhydrique qui, après ingurgitation d’une cinquantaine d’amandes, peut tuer un homme. On utilise tout de même ce fruit sous forme d’essence, à laquelle on retire l’acide toxique, pour parfumer les pâtisseries ou autres plats, puisque son arôme est très prononcé.

Autrement, l’amande douce s’emploie dans de nombreuses recettes, qu’elles soient sucrées ou salées. On la retrouve accompagnant des volailles et autres viandes blanches, ou encore des poissons comme pour la truite aux amandes. Elle se mêle parfaitement au couscous, farces de viande, pains, gâteaux, compotes et salades de fruits.

Pour une dégustation encore plus gourmande, on peut croquer avec un morceau de chèvre frais ou de roquefort.
Du côté sucré, de nombreuses confiseries existent comme les dragées, le touron, les nougats ou encore les calissons. Les amandes peuvent se présenter entière, mais on les trouve aussi sous forme de purée, d’huile, de lait, de poudre et de pâte.

La purée d’amande est d’ailleurs l’un des aliments phare de la cuisine végétarienne ; par exemple, mélangé à de l’eau, celle-ci remplace le lait de vache dans une béchamel.
Enfin, il existe une boisson aux saveurs d’amandes qui se prénomme le sirop d’orgeat.

A savoir : quelques notions qui peuvent aider :
– Amande décortiquée : elle est démunie de sa coque mais on conserve la peau marron
– Amande mondée : elle est décortiquée et sans la peau marron
– Amande effilée : elle est mondée et coupée en fines lamelles dans le sens de la hauteur
– Amande concassée : elle est mondée et réduite en petits éclats

Histoire

L’amande est un fruit à coque de forme ovoïde. Cette graine oléagineuse possède une chair charnue, sèche et ne devient jamais juteuse. Elle est entourée d’une fine peau marron, et sa coque, d’une couleur vert tendre, est douce au touché comme le velours.

Originaire d’Asie centrale, et plus précisément du plateau irano-afghan, l’amande arrive tout d’abord en Egypte grâce aux Hébreux, puis se propage en Europe avec les Grecs et sur toute la côte méditerranéenne avec les arabes. Ce fruit sec était très apprécié des Pharaons égyptiens, notamment incorporé dans des pains. Les Romains, eux, considéraient l’amande comme le fruit de la fertilité. Ainsi, ils lançaient des amandes sur les mariés lors de la cérémonie ; d’où aujourd’hui la tradition des dragées lors d’un mariage.

L’amande arrive en France au Ve siècle. Durant le Moyen-âge, elle tient une place importante dans les repas, elle s’introduit dans des soupes ou encore entremets sucrés. Ce n’est qu’au XVI siècle que la France se met sérieusement à cultiver l’amande, uniquement dans le Sud du pays car cet arbuste ne supporte que les climats chauds.


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Connu et cultivé depuis l’Antiquité, l’amandier bio antioxydant naturel puissant produit des fruits (drupes) très riches en huile et en vitamines.

Consommés frais ou séchés, ils sont aussi utilisés en cosmétologie pour leurs propriétés adoucissantes et hydratantes. La floraison de l’amandier annonciatrice du printemps est toujours la bienvenue ; même si le froid est encore présent, ses fleurs blanc rosé parent et embaument le jardin dès le mois de mars.

Un arbre aux mille vertus

Originaire d’Asie occidentale, Prunus dulcis est issu de la famille des Rosacées. Il est cultivé depuis plus de 6000 ans en Iran. Cet arbre au feuillage caduc peut atteindre une taille moyenne de 10 mètres de hauteur et possède une belle longévité puisqu’il peut vivre plus de 100 ans. Ses fleurs apparaissent en fin d’hiver sur les rameaux nus, suivront les fruits vert velouté contenant la fameuse amande consommée par l’homme telle quelle, séchée ou en pâtisserie, véritable concentré énergétique.
L’amande permet de pallier le manque de protéines animales dans un régime strictement végétarien, comme tous les fruits secs, elle évite le « coup de pompe » de fin de matinée.
Les bourgeons consommés frais constituent un formidable sérum de jeunesse pour les personnes âgées, et l’huile extraite de l’amande a fait ses preuves en dermatologie et cosmétologie. Elle est excellente pour traiter les problèmes cutanés et assouplir les peaux sèches. Appliquée pendant la grossesse, elle aide à éviter les vergetures si disgracieuses.

Amandier bio

Amandier bio

Conseils de culture

Exposition

L’amandier aime les lieux ensoleillés et chauds. Il peut supporter des températures légèrement négatives une fois bien installé, mais sa zone de culture de prédilection reste le pourtour méditerranéen, ailleurs la fructification risque d’être plus aléatoire.

Sol

Plantez votre amandier en automne ou en hiver avant la montée de sève dans un sol bien préparé et profond. Les terres pauvres, sablonneuses lui conviennent fort bien même si elles sont un peu calcaires.

Arrosage

Cet arbre résiste bien à la sécheresse une fois installé, cependant les arrosages devront être réguliers les trois premières années, le temps que les racines s’installent correctement, ensuite il n’aura pratiquement plus besoin d’arrosage sauf en période de sécheresse prolongée.

Taille

La taille s’effectuera en janvier afin de supprimer le bois mort et les branches qui s’entrecroisent, ainsi le soleil pourra mieux pénétrer au centre de l’arbre. Raccourcissez si nécessaire les branches les plus longues à 3 yeux; coupez toujours au-dessus d’un bourgeon tourné vers l’extérieur.
Attention de fortes gelées peuvent endommager les fleurs et réduire considérablement la production.

Récolte

Les amandes fraîches se récoltent en mai/juin, alors qu’il faudra patienter jusqu’en septembre ou octobre période où le fruit s’ouvre en séchant, laissant apparaître l’amande consommée en fruit sec.

Multiplication

L’amandier se multiplie par semis à l’automne sous châssis ou en serre à l’abri du gel.
La bouture peut aussi être pratiquée : choisissez une tige semi-ligneuse en été et installez-la dans un pot dont le substrat sera composé à moitié de terre de jardin et à moitié de sable ; conservez à l’ombre et pensez à arroser souvent. La bouture devra être hivernée pendant la période froide. Pour les plus aguerris, le greffage et l’écussonnage sont aussi de bons moyens de multiplication qui assureront une fructification plus précoce.

En résumé

Exposition : soleil
Sol : drainé
Végétation : vivace
Rusticité : pas moins de -5°
Maladies et parasites : Chenilles, pucerons, armillaire, cloque, plomb.

Espèces et variétés

Prunus dulcis « ferragnès » : variété de floraison tardive intéressante au Nord de la Loire, auto stérile, avec fruits de gros calibre à coque tendre.
Prunus dulcis « ferraduel » : floraison tardive, auto stérile, grande qualité gustative.
Prunus dulcis « lauranne » : Port légèrement retombant ; auto fertile.
Prunus dulcis amara : attention, il s’agit de l’amande amère très toxique, mais utilisée dans la composition de certains médicaments.